Glossaire

Les mots explicités dans ce glossaire font appel à 7 sources bibliographiques :

  • scientifiques : glossaire du 5eme rapport du GIECC, définition des services écosystémiques par l'EFESE, et définition des solutions fondées sur la nature selon l'UICN
  • pédagogiques : glossaire de la nature en ville du Ministère de l’Education nationale et glossaire de l’Office pour l’éducation au climat (OCE)
  • techniques : Glossaire eau, milieu marin et biodiversité et glossaire de l’eau du site Eau et ville du Cerema

Climat

Adaptation

Pour les systèmes humains, démarche d’ajustement au climat actuel ou attendu ainsi qu’à ses conséquences, de manière à en atténuer les effets préjudiciables et à en exploiter les effets bénéfiques. Pour les systèmes naturels, démarche d’ajustement au climat actuel ainsi qu’à ses conséquences ; l’intervention humaine peut faciliter l’adaptation au climat attendu et à ses conséquences.

Glossaire du rapport SR15 du GIEC

 

Biodiversité

Aménités

Ensemble des caractéristiques naturelles et patrimoniales, ainsi que des services marchands ou non marchands disponibles sur un territoire, qui participent à la qualité du cadre de vie de ses habitants et renforcent son attractivité.

Vocabulaire de la nature en ville (termes, expressions et définitions adoptés) | Ministère de l'Education nationale

 

Climat

Atténuation (du changement climatique)

Intervention humaine visant à réduire les émissions ou à renforcer les puits de gaz à effet de serre.

Glossaire du rapport SR15 du GIEC

 

Biodiversité

Artificialisation des sols

L’artificialisation est définie comme l’altération durable de tout ou partie des fonctions écologiques d’un sol, en particulier de ses fonctions biologiques, hydriques et climatiques, ainsi que de son potentiel agronomique par son occupation ou son usage.

 

Eau

Autoépuration de l’eau

Processus biologique par lequel l'eau présente dans la nature (dans les rivières, les milieux humides, les lacs...) se nettoie elle-même lorsque la quantité de matières polluantes qui y est rejetée n'est pas trop importante. L'autoépuration est le résultat de l'activité des organismes vivant dans l'eau.

Source d'après OFB

 

Bien-être

État d’une personne dont plusieurs besoins sont satisfaits, notamment ceux liés aux conditions matérielles et à la qualité de vie, et capacité d’atteindre ses objectifs, de se développer et de se sentir épanoui. La notion de « bien-être des écosystèmes » fait référence à la capacité des écosystèmes de conserver leur diversité et leur qualité.

Glossaire du rapport SR15 du GIEC

 

Biodiversité

Biodiversité

Terme désignant la variabilité des organismes vivants de toute origine y com pris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie ; cela comprend la diversité intra-spécifique au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes (ONU, 1992).

Glossaire du rapport SR15 du GIEC

 

Climat

Canicule

Période de temps anormalement chaude avec des températures diurnes élevées et un refroidissement nocturne limité ou absent. Une canicule peut durer plusieurs semaines.

Glossaire | OCE - Office for Climate Education

 

Climat

Capacité d’adaptation

Faculté d’ajustement des systèmes, des institutions, des êtres humains et d’autres organismes leur permettant de se prémunir contre d’éventuels dom mages, de tirer parti des possibilités ou de réagir aux conséquences. Cette définition s’inspire des rapports précédents du GIEC et de l’Évaluation des écosystèmes pour le millénaire (MEA, 2005). Voir aussi Adaptation, Options d’adaptation et Maladaptation.

Glossaire du rapport SR15 du GIEC

 

Climat

Changement climatique

Variation de l’état du climat qu’on peut déceler (au moyen de tests statis tiques, etc.) par des modifications de la moyenne et/ou de la variabilité de ses propriétés et qui persiste pendant une longue période, généralement pendant des décennies ou plus. Les changements climatiques peuvent être dus à des processus internes naturels ou à des forçages externes, notamment les modulations des cycles solaires, les éruptions volcaniques ou des change ments anthropiques persistants dans la composition de l’atmosphère ou dans l’utilisation des terres. On notera que la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, dans son article premier, définit les changements climatiques comme des « changements de climat qui sont attribués directement ou indirectement à une activité humaine altérant la composition de l’atmosphère mondiale et qui viennent s’ajouter à la variabilité naturelle du climat observée au cours de périodes comparables ». La Convention établit ainsi une distinction entre les changements climatiques attribuables aux activités humaines qui altèrent la composition de l’atmosphère et la variabilité du climat imputable à des causes naturelles.

Glossaire du rapport SR15 du GIEC

 

Climat

Climat

Au sens étroit du terme, temps (météorologique) moyen ou, plus précisément, description statistique fondée sur les moyennes et la variabilité de grandeurs pertinentes sur des périodes allant de quelques mois à des milliers, voire des millions d’années (la période type définie par l’Organisation météorologique mondiale est de 30 ans). Ces grandeurs sont le plus souvent des variables de surface telles que la température, la hauteur de précipitation et le vent. Dans un sens plus large, le climat désigne l’état du système climatique, incluant sa description statistique.

Glossaire du rapport SR15 du GIEC

 

Climat

Climat non perturbé

Le climat non perturbé est considéré ici comme le climat de l’ère pré-industrielle. Le climat a beaucoup varié sur de longues périodes, mais a été relativement plus stable au cours des 10 000 dernières années.

Glossaire | OCE - Office for Climate Education

 

Climat

Climat perturbé

Depuis la révolution industrielle (1850-1900), le climat de la Terre subit des changements rapides en raison de l’augmentation des activités humaines.

Glossaire | OCE - Office for Climate Education

 

Eau

Cycle de l’eau . Cycle hydrologique

Cycle par lequel l’eau présente à la surface des océans et des terres émergées s’évapore, circule dans l’atmosphère à l’état de vapeur, se condense pour former les nuages, se déverse sous forme de pluie ou de neige, est interceptée par les arbres et la végétation, s’accumule sous forme de neige ou de glace, ruisselle à la surface des terres émergées, s’infiltre dans les sols, réalimente les nappes souterraines, se déverse dans les cours d’eau, se jette dans les océans et s’évapore à nouveau de la surface des océans et des terres émergées. Les différents systèmes qui participent au cycle hydrologique sont qualifiés de systèmes hydrologiques.

Glossaire du rapport SR15 du GIEC

 

Eau

Dépollution

Opération consistant à traiter, partiellement ou totalement, un milieu pollué (sol, eaux, air) pour en supprimant ou en diminuant fortement le caractère polluant, dans le but de restaurer ses fonctions et le remettre en état pour un usage.

Source d'après BRGM

 

Eau

Eaux pluviales

Les eaux dites « pluviales » sont définies comme la partie de l’écoulement qui est « gérée » par des dispositifs dédiés (infiltration, traitement éventuel) ; elles interagissent en permanence avec les eaux souterraines et les autres réseaux.

Les eaux dites « de pluie » correspondent aux eaux pluviales collectées à l’aval des toitures non accessibles au public. Cette caractéristique permet de limiter les contaminations de l’eau.

Les eaux de ruissèlement sont définies non pas à partir d’un processus d’écoulement sur une surface, mais comme la partie de l’écoulement qui n’est pas géré par des dispositifs dédiés. 

 

Biodiversité

Écosystème

Unité fonctionnelle constituée d’organismes vivants, de leur environnement non vivant et de l’ensemble de leurs interactions. Les composantes d’un éco système donné et ses limites spatiales sont fonction de l’objet pour lequel l’écosystème est défini : dans certains cas, elles sont relativement précises et dans d’autres, relativement floues. Les limites d’un écosystème peuvent évo luer avec le temps. Des écosystèmes se nichent au sein d’autres écosystèmes ; ils peuvent être très petits ou représenter l’ensemble de la biosphère. Au cours de la période actuelle, la plupart des écosystèmes comprennent l’être humain en tant qu’organisme clé ou subissent l’influence des activités humaines dans leur milieu. Voir aussi Services écosystémiques.

Glossaire du rapport SR15 du GIEC

 

Climat

Évènements météorologiques extrêmes

Événements météorologiques rares ayant un impact négatif important sur la société humaine et les écosystèmes (tornades, glissements de terrain, incendies majeurs, sécheresses ou vagues de chaleur). Le changement climatique augmente la fréquence et l’intensité de certains événements extrêmes à travers le monde (les vagues de froid extrême diminuent toutefois).

Glossaire | OCE - Office for Climate Education

 

Climat

Exposition

Désigne la mesure dans laquelle une population est vulnérable à un aléa climatique, en raison de sa situation géographique par exemple. En effet, les terres de faible altitude sont plus exposées à la hausse du niveau marin que les régions montagneuses.

Glossaire | OCE - Office for Climate Education

 

Eau

Evapotranspiration

Transfert d’eau vers l’atmosphère par l’évaporation au niveau du sol et par la transpiration des plantes. En milieu urbain, l’évapotranspiration peut être fortement réduite en raison de faibles proportions de surfaces végétalisées ainsi que l’état hydrique des sols.

 

Biodiversité

Forêt urbaine

Espace boisé situé dans une agglomération, dont l’écosystème est de type forestier et dont la destination principale est l’agrément et non l’exploitation. On parle de microforêt urbaine pour de petit espace boisé créé en milieu urbain, qui comporte une grande densité d’essences variées d’arbres et d’arbustes, le plus souvent indigènes.

Vocabulaire de la nature en ville (termes, expressions et définitions adoptés) | Ministère de l'Education nationale

 

Eau

Gestion des eaux pluviales

La gestion des eaux pluviales est un mode de gestion visant à limiter au maximum le ruissellement des eaux pluviales, en ayant par exemple recours à des solutions facilitant leur infiltration. La gestion des eaux pluviales distingue la gestion qualitative de l’eau pluviale de la gestion quantitative de l’eau pluviale.

 

Eau

Gestion des eaux pluviales urbaines (GEPU)

Elle est définie par l'article L. 2226-1 du code général des collectivités territoriales (CGCT) comme un service public administratif correspondant à la collecte, au transport, au stockage et au traitement des eaux pluviales des aires urbaines, c’est-à-dire des zones urbanisées ou à urbaniser du fait de leur classement par un plan local d’urbanisme ou par un document d’urbanisme, ou dans une zone constructible délimitée par une carte communale. 

 

Eau

Gestion intégrée des eaux pluviales

Principe selon lequel la gestion des eaux pluviales urbaines ne doit pas être considérée uniquement comme une question technique mais doit au contraire être totalement intégrée : d'une part à l'ensemble des problématiques de gestion de l'eau (alimentation en eau, gestion des milieux aquatiques, etc.), d'autre part dans les pratiques de l'aménagement urbain. 

 

Eau

Gestion des eaux pluviales à la source

Mode de gestion des eaux pluviales au plus près de leur lieu de production, basée sur l’infiltration et/ou la rétention des eaux. La gestion à la source permet de redonner aux surfaces d’écoulement un rôle régulateur (filtration des polluants, recharge des nappes).

 

Eau

Humidité du sol

Eau, sous forme liquide ou solide, accumulée dans le sol. L’humidité au niveau du système racinaire est particulièrement importante pour le développement des plantes.

Glossaire du rapport SR15 du GIEC

 

Climat

Îlot de chaleur / îlot de chaleur urbain (ICU)

Espace ouvert, bâti ou non bâti, en milieu urbain, dont la température est sensiblement supérieure à celle des espaces environnants en période de canicule.

Vocabulaire de la nature en ville (termes, expressions et définitions adoptés) | Ministère de l'Education nationale

 

Climat

Îlot de fraîcheur / îlot de fraîcheur urbain (IFU)

Espace ouvert, bâti ou non bâti, en milieu urbain, dont la conception ou l’aménagement permettent d’obtenir une température sensiblement inférieure à celle des espaces environnants en période de canicule.

Vocabulaire de la nature en ville (termes, expressions et définitions adoptés) | Ministère de l'Education nationale

 

Climat

Impacts (conséquences)

Conséquences de la réalisation des risques sur les systèmes naturels et humains, risques découlant des interactions entre les aléas associés au climat (y compris les phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes), l’ex position et la vulnérabilité. Il s’agit en général d’effets sur la vie, la santé et le bien-être des personnes, les moyens de subsistance, les écosystèmes et les espèces, les biens économiques, sociaux et culturels, les services (y compris les services écosystémiques) et les éléments d’infrastructure. Les impacts, également appelés conséquences, peuvent être préjudiciables ou bénéfiques. Voir aussi Adaptation, Exposition, Aléa, Pertes et préjudices et Vulnérabilité.

Glossaire du rapport SR15 du GIEC

 

Eau

Infiltration

Quantité d'eau franchissant la surface du sol. Le phénomène d'infiltration permet de renouveler les stocks d'eau souterraine et d'entretenir le débit de l'écoulement souterrain dans les formations hydrogéologiques perméables du sous-sol. Par comparaison avec l'écoulement de surface, l'écoulement souterrain peut être lent, différé et de longue durée (quelques heures à plusieurs milliers d'années).

 

Eau

Inondation

Submersion lente ou rapide d'installations ou habitations, liée au débordement des eaux souterraines ou superficielles, lors d'une crue ou d'un ruissellement consécutif à des évènements pluvieux.

Source d'après Agence de l'eau Rhin-Meuse

Sens technique

Submersion temporaire par l’eau, de terres qui ne sont pas submergées en temps normal. Cette notion recouvre les inondations dues aux crues des rivières, des torrents de montagne et des cours d’eau intermittents méditerranéens aux remontées de nappe, aux ruissellements urbains et agricoles ainsi que les submersions marines au-delà des limites du rivage de la mer. En milieu estuarien, les inondations peuvent avoir plusieurs causes : débordement d’un cours d’eau, submersion marine, remontée de nappe... Cette submersion temporaire peut exclure les inondations dues aux réseaux d’égouts.

Les causes sont liées à des circonstances météorologiques particulières, comme les cyclones ou les orages violents ou récurrentes comme la mousson (au niveau mondial). Elles peuvent également être dues à l’effet simultané de plusieurs phénomènes : c’est souvent le cas des submersions marines provoquées par la combinaison d’une forte houle, de coefficients de marée élevés et parfois même d’une onde de tempête et d’une crue estuarienne. 

Source d'après Eur-lex, Ministère chargé de l'environnement

 

Climat

Maladaptation

Mesures susceptibles d’aggraver le risque de conséquences néfastes associées au climat (y compris par une hausse des émissions de gaz à effet de serre), d’accentuer la vulnérabilité face aux changements climatiques ou de dégrader les conditions de vie actuelles ou futures. Ce résultat est rarement intentionnel.

Glossaire du rapport SR15 du GIEC

 

Climat

Mesures d’atténuation

En matière de politique climatique, techniques, procédés ou pratiques qui contribuent à l’atténuation, par exemple le recours aux énergies renouvelables, la réduction des déchets ou l’utilisation du transport en commun. Voir aussi Option d’atténuation et Politiques (en faveur de l’adaptation aux changements climatiques et de l’atténuation de leurs effets).

Glossaire du rapport SR15 du GIEC

 

Pollution de l’air

Glossaire Détérioration de la qualité de l’air qui nuit à la santé humaine, au milieu natu rel ou au cadre aménagé imputable à l’introduction dans l’atmosphère, par des processus naturels ou anthropiques, de substances (gaz, aérosols) qui ont un effet néfaste direct (polluants primaires) ou indirect (polluants secondaires). Voir aussi Aérosol et Facteurs de forçage climatique à courte durée de vie.

Glossaire du rapport SR15 du GIEC

 

Eau

Pollution pluviale

Pollution de l'eau de pluie. Si l'eau de pluie est naturellement polluée (les gouttes d'eau ne peuvent atteindre une taille suffisante pour tomber vers le sol que s'il existe des particules solides dans l'atmosphère permettant d'initier le processus de nucléation, une partie des polluants atmosphériques urbains est donc entraînée vers le sol lors des périodes pluvieuses), les concentrations en polluants sont cependant extrêmement faibles, et, dans la plupart des situations, l'eau de pluie est de qualité potable lorsqu'elle arrive au niveau du sol. Le facteur limitant le plus fréquent est le pH (pluies acides…

Source d'après Métropole de Lyon

 

Eau

Précipitations

Volume total des précipitations atmosphériques humides, qu'elles se présentent à l'état solide ou à l'état liquide (pluie, neige, grêle, brouillard, givre, rosée...), habituellement mesuré par les instituts météorologiques ou hydrologiques.

Source d'après Eurostat

 

Projection

La simulation d’un scénario donné. Les projections climatiques montrent l’évolution future potentielle, calculée par un modèle, d’une valeur ou d’un ensemble de valeurs. Elles ont un fondement physique et servent à évaluer le changement climatique mondial et régional, ainsi que son impact sur des phénomènes tels que les moussons.

Glossaire | OCE - Office for Climate Education

 

Biodiversité

Renaturation

n.f. Définition : Ensemble d’actions qui visent à remettre en état un écosystème altéré ou à remplacer un écosystème détruit, de façon à obtenir un écosystème favorable à la biodiversité.
Note : La bioréhabilitation et la revégétalisation sont des exemples d’actions mises en œuvre dans la renaturation.

Lorsque l’état écologique de l’écosystème obtenu est proche de l’état antérieur à sa dégradation, la renaturation est aussi appelée « restauration d’un écosystème ».

Vocabulaire de la nature en ville (termes, expressions et définitions adoptés) | Ministère de l'Education nationale

 

Résilience

Capacité des systèmes sociaux, économiques et environnementaux à faire face à une évolution, à une perturbation ou à un évènement dangereux, permettant à ceux-ci d’y répondre ou de se réorganiser de façon à conserver leur fonction, leur identité et leur structure fondamentales tout en gardant leurs capacités d’adaptation, d’apprentissage et de transformation. Cette définition s’inspire de Conseil de l’Arctique (2013). Voir aussi Aléa, Risque et Vulnérabilité.

 

Biodiversité

Revégétalisation

n.f.Définition : Reconstitution d’une couverture végétale sur un terrain partiellement ou totalement dénudé. Note : La revégétalisation est l’une des actions pouvant être mises en œuvre dans la renaturation.

Vocabulaire de la nature en ville (termes, expressions et définitions adoptés) | Ministère de l'Education nationale

 

Eau

Ruissellement

Écoulement de surface ou de subsurface qui provient généralement de la partie des précipitations liquides ou de l’eau de fonte de la neige ou des glaces qui ne s’évapore pas, ne regèle pas et n’est pas éliminée par transpiration. Voir aussi Cycle hydrologique.

Glossaire du rapport SR15 du GIEC

 

Eau

Sécheresse

Période anormalement sèche, suffisamment prolongée pour que l’absence de précipitation provoque un grave déséquilibre hydrologique. La notion de sécheresse étant relative, toute analyse d’un déficit pluviométrique doit faire référence à l’activité étudiée. Ainsi, on parlera de sécheresse agricole quand la pénurie de précipitations survient pendant la saison de végétation et que le manque d’humidité du sol influe sur la production des cultures ou plus généralement sur les fonctions des écosystèmes ; il s’agira d’une sécheresse hydrologique si cette même pénurie de précipitations se produit au cours d’une période où le ruissellement et la percolation sont déterminants pour reconsti tuer les réserves d’eau. Outre l’insuffisance des précipitations, l’augmentation de l’évapotranspiration tend également à diminuer l’humidité du sol et les réserves d’eaux souterraines. La sécheresse météorologique se définit comme une période de déficit anormal des précipitations. Voir aussi Humidité du sol.

Glossaire du rapport SR15 du GIEC

 

Biodiversité

Services écosystémiques

Processus ou fonctions écologiques qui présentent un intérêt, pécuniaire ou non, pour des individus ou pour une société dans son ensemble. On distingue souvent :

  1. les services de soutien tel le maintien de la productivité ou de la biodiversité ;
  2. les services d’approvisionnement, par exemple en aliments ou en fibres ;
  3. les services de régulation comme la régulation climatique ou le piégeage du carbone ;
  4. les services culturels tels que le tourisme ou les activités à caractère spirituel et esthétique.

Glossaire du rapport SR15 du GIEC

Les services écosystémiques : un concept d’interface

L’EFESE, dans son cadre conceptuel de 2017, définit les biens et services écosystémiques comme des avantages socio-économiques retirés par l'homme de son utilisation durable des fonctions écologiques des écosystèmes. La caractérisation d’un avantage est donc au cœur de la notion de service. Cependant, celui-ci n’est écosystémique que du fait de sa dépendance étroite au fonctionnement de l’écosystème. Une fonction écologique désigne dans un sens large un ensemble de phénomènes propres à l’écosystème. Sa description peut impliquer des variables d’état, des éléments de structure des écosystèmes et des processus écologiques. Un service écosystémique peu donc être décrit par un avantage ou par une fonction écologique. Ce n’est cependant ni l’avantage ni la fonction écologique qui caractérise à lui seul le service mais bien la mise en relation entre ces deux éléments. Dans le cadre conceptuel, un service écosystémique est donc schématisé par une flèche caractérisée par une fonction écologique, son origine, et un avantage reconnu, sa pointe.


L’évaluation reste cependant confrontée à la difficulté que les avantages résultent le plus souvent de la combinaison du fonctionnement de l’écosystème et de l’action de l’homme. Par exemple, la production de bois permise par le fonctionnement des écosystèmes forestiers résulte aussi d’actes de gestion. La caractérisation du service écosystémique peut alors requérir de clarifier quelle part de l’avantage est considérée comme la contribution propre de l’écosystème. Il est par ailleurs important de clarifier qu’une fonction écologique ne peut être qualifiée de service que du fait de son lien direct à un avantage. En particulier, les services de support introduits par l’évaluation des écosystèmes pour le millénaire sont considérés comme des fonctions écologiques dans l’EFESE, et non comme des services écosystémiques. Pour ces fonctions écologiques, l’évaluation peut notamment porter sur la clarification de leur lien avec des services écosystémiques. La valeur d’un service est relative aux visions des bénéficiaires concernés. Il existe cependant des cas où certaines fonctions écologiques sont unanimement jugées non-désirables, comme l’est par exemple la diffusion de maladies graves par les moustiques ou les tiques. On parlera alors de contraintes.

 

Biodiversité

Solutions fondées sur la nature

source UICN

  • Les Solutions fondées sur la Nature sont définies par l’UICN comme :
    « les actions visant à protéger, gérer de manière durable et restaurer des écosystèmes naturels ou modifiés pour relever directement les défis de société de manière efficace et adaptative, tout en assurant le bien-être humain et en produisant des bénéfices pour la biodiversité ».
    Les Solutions fondées sur la Nature se déclinent en trois types d’actions, qui peuvent être combinées dans les territoires et avec des solutions d’ingénierie civile : La préservation d’écosystèmes fonctionnels et en bon état écologique ;
  • L’amélioration de la gestion d’écosystèmes pour une utilisation durable par les activités humaines ;
  • La restauration d’écosystèmes dégradés ou la création d’éco­systèmes.


Cette définition des solutions fondées sur la nature est largement reprise dans la définition adoptée lors de la cinquième session de l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement (UNEA-5.2) qui a eu lieu en mars 2022. Cette définition multilatérale de l’ONU reconnaît l’importance du rôle des Solutions fondées sur la Nature dans la réponse mondiale au changement climatique et à ses effets sociaux, économiques et environnementaux.

 

Eau

Trame bleue

Définition : Réseau formé de milieux aquatiques et de zones humides dont l’interconnexion favorise le développement et la circulation des espèces qui y vivent. Note :

  1. Les milieux aquatiques peuvent être des cours d’eau, des canaux, des lacs, des étangs.
  2. La trame bleue peut exister à l’état naturel, être améliorée, voire être créée.

Vocabulaire de la nature en ville (termes, expressions et définitions adoptés) | Ministère de l'Education nationale

 

Biodiversité

Trame brune

Définition : Réseau formé de sols dont les caractéristiques physicochimiques et l’interconnexion favorisent le développement et la circulation des espèces qui y vivent. Note : La trame brune peut exister à l’état naturel, être améliorée, voire être créée.

Vocabulaire de la nature en ville (termes, expressions et définitions adoptés) | Ministère de l'Education nationale

 

Biodiversité

Trame verte

Définition : Réseau formé de sites et de corridors biologiques terrestres dont l’interconnexion favorise le développement et la circulation des espèces qui y vivent. Note : La trame verte peut exister à l’état naturel, être améliorée, voire être créée.

Vocabulaire de la nature en ville (termes, expressions et définitions adoptés) | Ministère de l'Education nationale

 

Biodiversité

Trame verte et bleue (TVB)

Définition : Ensemble formé par la trame verte et la trame bleue d’un territoire. Note : La trame verte et bleue doit être cartographiée dans les documents de planification et d’urbanisme.

Vocabulaire de la nature en ville (termes, expressions et définitions adoptés) | Ministère de l'Education nationale

 

Transition

Passage d’un état à un autre ou d’une situation à une autre en un temps donné. Une transition peut se produire à l’échelle des individus, des entreprises, des villes, des régions ou des pays et peut avoir pour origine un changement incrémental ou évolutif.

Glossaire du rapport SR15 du GIEC

 

Vague de chaleur

Période de conditions atmosphériques anormalement chaudes. Les définitions données aux vagues de chaleur et aux épisodes de chaleur varient et se chevauchent parfois. Voir aussi Phénomène météorologique extrême.

Glossaire du rapport SR15 du GIEC

 

Climat

Vulnérabilité

Propension ou prédisposition à subir des dommages. La notion de vulnérabilité englobe divers concepts et éléments, tels que la sensibilité ou la fragilité et l’incapacité de faire face et de s’adapter. Voir aussi Exposition, Aléa et Risque.

 

Zones périurbaines

Zones d’une ville qui ressemblent fortement à des zones rurales, mais qui sont en réalité étroitement liées à la ville, d’un point de vue fonctionnel, par leur implication dans les activités quotidiennes de celle-ci.

Glossaire du rapport SR15 du GIEC

 

Climat

Zonage pluvial

La loi sur l’eau de 1992 a introduit dans le code des collectivités territoriales (CGCT) l’obligation pour les collectivités de délimiter des zones où doivent être mises en place des mesures de gestion et d’aménagement permettant de garantir la bonne gestion des eaux pluviales, couramment appelés zone pluvial.

 

Zones périurbaines

Zones d’une ville qui ressemblent fortement à des zones rurales, mais qui sont en réalité étroitement liées à la ville, d’un point de vue fonctionnel, par leur implication dans les activités quotidiennes de celle-ci.

Glossaire du rapport SR15 du GIEC