Voirie fort trafic

Gérer l’eau et végétaliser pour des routes plus résilientes

Les voiries à fort trafic imperméabilisent le sol, augmentent le ruissellement et les inondations et génèrent des nuisances et obstacles pour la mobilité douce et la biodiversité. Néanmoins, leur emprise autorise la création ou la restauration de grands alignements arborés et végétalisés assurant la gestion des eaux pluviales. 

Les routes à fort trafic représentent jusqu’à 80 % de l’imperméabilisation urbaine dans certaines agglomérations. Elles aggravent ainsi les risques d’inondation et contribue sévèrement à la surchauffe urbaine. Avec le changement climatique, il est pertinent de diminuer les emprises de ces voiries au bénéfice des mobilités douces et d’introduire la gestion durable des eaux pluviales sur les boulevards urbains, rocades, nationales, départementales pour limiter le ruissellement et la pollution. Les bassins de rétention au niveau des échangeurs, les noues végétalisées et toutes les solutions végétalisées linéaires introduites le long des voies captent l’eau pour éviter les inondations. Cette façon d’accompagner la voirie par le végétal et la gestion de l’eau pluviale permet également de restaurer des continuités écologiques sur un linéaire de voirie. En choisissant ces multiples solutions, le cadre de vie de part et d’autre de ces voies de circulation est ainsi revalorisé. En outre, cela limite les coûts liés aux inondations et à la dégradation des infrastructures. 

Dépolluer à la source, quelques chiffres

Le trafic routier contribue à un quart des rejets directs dans l’air pour les PM10 et PM2,5, particules inférieures à 10 μm et à 2,5 μm. Les précipitations captent ces particules et entraînent les pollutions du sol. Une étude de Loire Forez Agglo affirme que les bassins et noues végétalisées peuvent réduire jusqu’à 70 % de ce ruissellement pollué, tout en améliorant la sécurité des usagers et la biodiversité locale.

Une circulation pour tous, dans un cadre plus ombragé et verdoyant !

Faire circuler bien plus que les voitures…

Les voiries à fort trafic accentuent les îlots de chaleur, contribue à la pollution de l’eau et de l’air et fragmentent les habitats pour la faune, y compris nocturne lorsqu’elles sont éclairées. Leur résilience climatique peut être largement améliorée, en faisant coexister la circulation des véhicules et celles flux de l’eau, l’air, et de la faune. Les solutions de gestion des eaux pluviales végétalisées filtrent les hydrocarbures, microparticules, et les déchets, réduisant l’impact sur les cours d’eau les plus proches. Elles favorisent aussi la mobilité douce, sécurisent les piétons et cyclistes lorsqu’une bande végétalisée sépare les deux voies de circulation. Plus ambitieux, la création de pont pour le passage du trafic routier permet de garder un sol préservé ou l’eau peut s’infiltrer et recharger les nappes.