Petite surface

L’atout de la proximité

En ville, le sol est une ressource précieuse que les aménagements peuvent valoriser en combinant végétalisation et infiltration des eaux pluviales à la source. Ils concourent ainsi à garantir la viabilité d’un projet de revégétalisation même pour de petites surfaces.

Arbres de pluies et îlots végétalisés ont vocation à récupérer les eaux de ruissellement avec une emprise foncière réduite et ponctuelle. Les tranchées végétalisées, bandes de 30 à 50 cm le long des murs peuvent être créées et accueillir des plantes vivaces et grimpantes. L’ajout de dispositifs techniques permet d’augmenter l’infiltration et le stockage des eaux. En surface, ce seront des pavés poreux, en dessous, des drains et matériaux drainants. Même 3 ou 4 m² - l’équivalent d’une place de parking-, permettent une infiltration locale préférable à un ruissellement direct vers les réseaux. Pour favoriser la biodiversité et les continuités écologiques, les aménagements gagneront à être pensés en réseau, et en associant diversité et stratification de la végétation (arbres, arbustes, herbacées). Les modes de gestion contribueront aussi à accroître les fonctions écologiques. 

La force du collectif

Tout projet aussi modeste soit-il est une avancée en matière de gestion des eaux pluviales, et vaut mieux que du tout tuyau. C’est la mise en réseau de ces petites surfaces de gestion durable des eaux pluviales végétalisées qui crée un impact collectif significatif. 

De petits espaces disponibles mais des bénéfices à proximité immédiate des habitants ! 

Démultiplier des petites surfaces de revégétalisation : une contribution essentielle, mais non exclusive, à la stratégie d'adaptation de la ville de demain.

L’aménagement de petites surfaces participe à l’adaptation au changement climatique en favorisant l’infiltration de l’eau, en retardant la saturation des réseaux lors de forts épisodes pluvieux et en limitant les coûts de traitement des eaux usées. Côté biodiversité, même petites, ces surfaces peuvent rendre des services écosystémiques notamment lorsqu’elles sont nombreuses et surtout reliées entre elles, à de plus grandes surfaces végétalisées. Elles peuvent créer des trames verte et brune discontinues mais fonctionnelles pour les oiseaux et les insectes. Pour les services culturels, ce qui importe c’est que ce réseau de micro-espaces se situe à proximité immédiate des habitant.es. Aussi, ces micro-espaces végétalisés rafraîchissent localement par évapotranspiration et ce d’autant plus lorsqu’ils sont arborés et équitablement répartis dans la ville.