Mobilité douce

Face à un climat rude

La mobilité douce rassemble les déplacements non motorisés comme la marche à pied, le vélo, le roller, sans oublier l’accessibilité des personnes à mobilité réduite. Les circuits de mobilités douces, tout comme les autres voiries peuvent être conçues pour récupérer et infiltrer les eaux pluviales, ombrager et améliorer l’expérience de leurs utilisateurs. 

Avec l'essor des infrastructures dédiées aux déplacements alternatifs à la voiture, essentiels pour atténuer le dérèglement climatique, les collectivités disposent d'opportunités inédites pour concilier aménagements sportifs et récréatifs avec performance environnementale. Voici comment les espaces de mobilités douces intègrent des solutions durables de gestion des eaux pluviales. En premier lieu, la chaussée adopte un revêtement perméable : enrobés poreux ou stabilisés, pavés drainants. Ensuite, elle est démarquée par des bandes végétalisées latérales qui recueillent l’eau de ruissellement. Enfin, les noues ou des tranchées d’infiltrations aux abords des cheminements peuvent stocker et infiltrer l’eau progressivement. On peut aussi trouver des arbres avec brèches pour laisser passer l’eau de voirie. Si la largeur d’emprise est suffisante, un alignement arboré permettra au bout de quelques années un ombrage fort apprécié, mais la chute des feuilles rendra la chaussée glissante à l’automne. Une végétation arbustive jouera le rôle de haie séparative qui sécurisera les usages offrant un effet rafraîchissant plus limité. La végétation herbacée sera privilégiée au niveau des carrefours où sécurité rime avec visibilité. Les linéaires implantés et la nécessité de maintenir une bande roulante opérationnelle nécessitent d’opter pour un mode de gestion appropriée.

Norme

La norme NF EN 1433 impose une capacité de drainage minimale pour les voiries publiques.

Une circulation pour tous, dans un cadre ombragé, respirable et verdoyant !

Des parcours actifs praticables lors des fortes chaleurs et pluies.

La surchauffe urbaine affecte fortement le confort des usagers qui produisent un effort physique pour leur mobilité active. Des bandes végétalisées le long des pistes cyclables créent des zones d'ombre et de fraîcheur, qui offrent un refuge thermique aux piétons et cyclistes. Ces solutions végétalisées de gestion des eaux pluviales offrent des services écosystémiques directement ressentis et appréciés par leurs utilisateurs. Elles empêchent discrètement les flaques en contribuant à la régulation des excès d’eau. Elles soutiennent la dépollution en filtrant l’eau, et stocke le carbone dans les plantations. Ces aménagements concourent aussi à des espaces publics plus agréables et résilients face aux fortes pluies. L’ajout de bancs publics le long de ces parcours, surtout s’ils sont ombragés, permet aux piétons de se reposer, réduisant ainsi les risques liés aux fortes chaleurs et encourageant l'utilisation des modes doux.