Immeuble
Gérer l’eau pluviale à la parcelle, même en toiture !
Les toitures des immeubles résidentiels, véritable « parcelle dans le ciel » représentent un potentiel qui pourrait davantage valoriser les eaux pluviales.
Projeter un aménagement de gestion durable des eaux pluviales en toiture, ou pied d’immeuble, implique de reconsidérer l’eau comme une ressource à valoriser, non comme un danger à éloigner de la construction. Les toitures extensives représentent les dispositifs les plus courants. Avec un substrat mince ou simplement du gravier et une végétation de sédum, elles offrent déjà une première capacité de rétention et de temporisation des eaux pluviales. Les toitures dites semi-intensives améliorent ces performances grâce à leur substrat plus épais et un couvert végétal arbustif résistant à des amplitudes d’humidité et de température marquées. Véritables jardins suspendus, les toitures intensives constituent des exemples aboutis d’aménagement qui permettent, en plus de l’infiltration, des activités récréatives comme un jardin ou un potager. Imaginés dès la conception de l’immeuble, ils sont souvent montrés en exemple, mais restent rares et onéreux. L’approche la plus classique en matière de gestion des eaux pluviales consiste à reconnecter le toit imperméable à des sols perméables en pied d’immeuble : jardins, noues, surfaces en pleine terre ou dispositifs d'infiltration.
En un chiffre
Les chiffres sont marquants : les toits représentent 15 à 25 % de la surface d’une ville (Toits Vivants, 2013). Situées en hauteur et peu visibles dans le paysage urbain, ces parcelles ne sont pas spontanément identifiées comme des espaces de gestion durable des eaux pluviales.
Face au changement climatique, l’eau de pluie dans un immeuble se gère en ressource, du toit jusqu’au sol.