Grande surface
Végétaliser en grand : un atout maître pour réguler l'eau et le climat urbain
Pour réguler une inondation ou offrir un îlot de fraîcheur urbain, il est décisif de réserver aux espaces de nature arborés une emprise foncière étendue et continue. Une inflexion à défendre en amont d’un projet d’aménagement, ou en début d’élaboration d’une stratégie d’adaptation au changement climatique.
Créer un grand parc multifonctionnel avec des noues paysagères le long des cheminements, des bassins secs, des prairies extensives, des mares et étangs, l’ensemble ponctué d’îlots boisés jusqu’à une lisière qui plonge vers une forêt constitue une promesse tangible et sérieuse pour s’adapter au climat de demain. Souvent plus discrète, la préservation d’une foret péri-urbaine existante offre des bénéfices immédiats. Elle s’avère idéale pour accueillir des aménagements de gestion des eaux pluviales, qui plus est, aideront le boisement à résister aux grandes sécheresses et réduire leur vulnérabilité aux incendies. Il est couramment admis que 1000 m² représente le seuil minimal pour instaurer ou restaurer un écosystème fonctionnel, qui va engendrer des bénéfices environnementaux mesurables. Il existe une différence moyenne de température de 3 à 5 degrés entre les zones urbaines végétalisées et minérales. Ce delta s’amplifie avec la taille des parcelles. Ainsi, une surface végétalisée grande et mature créera un microclimat stable qui rayonne. Une action de lutte efficace pour le climat et l’eau est de préserver et de restaurer ce qu’il reste de milieux humides et de forêts.
Le tout est plus que la somme des parties.
De récentes études montrent qu'un espace vert de 5000 m² apporte plus de bénéfices que cinq espaces de 1000 m² isolés. La règle d'or : privilégier la continuité écologique en reliant les zones végétalisées entre elles et avec les espaces naturels périphériques.
Climat de demain : et si l’on aménageait à partir d’une page verte et bleue, et non, d’une page blanche, comme il est trop souvent d’usage