Gestion extensive

Au rythme de la biodiversité

La gestion extensive tient compte du cycle de vie de la végétation et de la faune associée. Elle le priorise face aux exigences liées aux usages humains. La biodiversité est ainsi favorisée par le temps laissé entre des interventions de tonte, de fauche et taille plus espacées et limitées. 

Îlots boisés, bassins secs, noues, dépressions végétalisées, massifs et arbres de pluie : les solutions d’aménagements durables de gestion des eaux sont très majoritairement végétalisées. Elles se déclinent en version «écologique» ou «ornementale», «naturelle» ou «équipée». Retenir l’une de ces solutions parmi la trentaine proposée implique d’anticiper et de cibler la gestion la plus appropriée aux usages, à la fréquentation et aux services écosystémiques à privilégier. Extensive, la gestion se limite à un fauchage en fin d’été ou début d’automne pour laisser le temps à la floraison et à la montée en graines. S’ajoute parfois un deuxième fauchage au printemps. Moins coûteuse et peu interventionniste, cette technique permet à la flore comme à la faune de réaliser son cycle annuel. Les arrosages y sont limités au strict nécessaire, développement les premières années et maintien en vie. Ce mode de gestion est le plus souvent associé à des végétaux indigènes  adaptés au sol et au climat local.

Ce que dit la loi : arrosage par eaux traitées autorisé

Un décret entré en vigueur le 16 mars 2025 permet l’utilisation des eaux de pluie et eaux usées traitées pour l’arrosage des espaces verts publics ou privés non domestiques. Ce cadre réglementaire renforce la gestion extensive en légitimant l’usage d’eaux non potables.

Fauchage ou tonte

Inférieur ou égal à 2 fois par an

Coupe d’arbres et d’arbustes

1 fois par an tous les 2 à 3 ans

Arrosage 

Pas d’arrosage ou arrosage exceptionnel

Extensive et essentielle à tous les services rendus par la biodiversité !

Une intervention humaine moins fréquente permet un développement et une colonisation d’une flore à développement lent. Les insectes et la petite faune colonisent également ces espaces refuges pour profiter des réserves nutritives et de protections qu’offre la haute végétation. La biodiversité plus riche avec ce type de gestion participe fortement à l’amélioration des services culturels. Les aménités paysagères nécessitent parfois une sensibilisation du public à la découverte faune-flore, afin que ne soit pas assimilé gestion extensive et défaut d’entretien. Le respect de leur rythme de croissance et de leurs formes naturelles concourt à une meilleure résilience des arbres face au changement climatique. S’ils atteignent de plus grands volumes, ils améliorent leur évapotranspiration, favorisent les habitats et les ressources nutritives pour la faune, améliorent l’infiltration et l’épuration de l’eau. On comprend alors mieux que la biodiversité constitue le support de tous les autres services écosystémiques.