Gestion différenciée
Combiner les modes d’entretien, les adapter à chaque espace
La gestion différenciée envisage les espaces végétalisés comme un ensemble de milieux aux spécificités particulières et interconnectés. La gestion de chaque élément de l’espace est adaptée à sa vocation, sa fréquentation et sa situation. Elle recherche l’équilibre entre la meilleure biodiversité possible et les nécessités d’un usage citadin.
Dans une logique d’optimisation budgétaire et de restauration de la biodiversité urbaine, on combine la palette des 3 modes d’entretien des espaces : intensive, extensive et non intervention contrôlée. En gestion intensive, l’on maintient une pelouse rase, les chemins et leurs abords immédiats afin faciliter les déplacements des usagers, et de leur offrir un espace favorable à la détente et à des activités sportives comme du foot. Les autres espaces voués à la préservation et la restauration de la biodiversité sont entretenus en gestion extensive. Quelques zones choisies peuvent même être délimitées et mises en défends pour minimiser la gestion, et les laisser en libre évolution. L’arrosage est raisonné, obéissant aux besoins vitaux de la végétation et aux économies d’eau. La réutilisation des eaux de pluie stockées permet d’arroser sans épuiser la ressource.
Loi Labbé : de l’interdiction aux nouvelles pratiques de gestion
La gestion différenciée est associée à la loi Labbé du 6 février 2014, qui, programmant l’interdiction de l’usage des produits phytosanitaires à 10 ans, exhorta les collectivités à explorer graduellement des modes de gestion écologique.